2008.07.03 - Québec, 1608 : 400 ans !

ImageInvité officiel dans la Belle Province, le prince Jean y a été reçu comme représentant la France de toujours, la France de 1608 comme celle de 2008. En 1608 régnait Henri IV, qui avant d'être roi, portait le titre de duc de Vendôme... Qui, à Québec, pouvait plus légitimement représenter la France que l’héritier de la Maison de France ?

Le 3 juillet 2008, la ville de Québec et le Québec fêtaient le 400e anniversaire de la fondation de la ville. C’est en effet le 3 juillet 1608 que Samuel de Champlain, remontant le Saint-Laurent, décida de fixer à « la pointe de Québec » la première « habitation » française en vue d’une installation durable de la France en Amérique du Nord. Ce fut très rude, mais Champlain (1567-1635) consacra le reste de sa vie à explorer le pays jusqu’aux grands lacs et à pérenniser la colonie française dont il fut nommé premier lieutenant-gouverneur.

La suite de l’histoire a montré l’importance de cette implantation française au Canada. Ce fut une véritable Nouvelle-France où brillèrent de hautes figures comme la fameuse Marie de l’Incarnation, fondatrice des Ursulines de Québec, Mgr de Montmorency-Laval, premier évêque de Québec, et tant d’autres, tant à Québec qu’à Montréal.

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Avec le Grand-Chef des Huron, Max Groslouis

Il y eut une vraie politique à l’égard des Indiens, tout à fait différente de la politique anglaise, puisque c’était une politique d’intégration ; et très vite s'établit ici toute une vie civique, sociale, juridique, économique avec gouverneur, intendant, usages de la Coutume de Paris et des installations

actives et prospères, qui firent de ce coin du monde une nouvelle France.

Le vrai problème, on le sait, fut que – en dépit, par la suite, des efforts de peuplement d’un Colbert – la colonie française n’était pas assez nombreuse.

Les Anglo-Hollandais furent déterminés à évincer cette présence française et catholique. Ils ne lésinèrent sur aucun moyen, même les plus monstrueux. Le Traité de Paris en 1763 leur reconnut la souveraineté, mais malgré leurs procédés souvent inqualifiables (comment ne pas se souvenir de ce que les Acadiens ont appelé le « grand dérangement » ), ils ne purent venir à bout de la vitalité française.

Aujourd’hui, le Québec connaît un puissant dynamisme où se retrouve l’identité française. On comprend que les Québécois aient tenu à fêter dans la joie ce 400e anniversaire. D’ailleurs, des cérémonies, des fêtes se déroulent tout le long de l’année.

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À la cérémonie d’anniversaire du 3 juillet, le prince Jean de France, duc de Vendôme, était l'invité officiel du gouvernement québécois et de la ville de Québec. C’est ainsi qu’il put rencontrer les personnalités politiques françaises présentes, le Premier ministre François Fillon, M. Jean-Pierre Raffarin qui présidait le comité national français de cette commémoration, M. Alain Juppé, Mme Christine Albanel, ministre de la Culture, M. Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, Mme Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, le sénateur Jacques Legendre, etc.

Beaucoup d’initiatives ont été prises à cette occasion par le gouvernement québécois comme par le gouvernement français, notamment pour la rénovation de musées patrimoniaux, ainsi que par de grandes entreprises québécoises et françaises. Entre autres, une initiative civile, Québec dans la ville, qui vise à encourager les municipalités françaises à donner le nom de Québec à une rue ou une place, est soutenue par de nombreux élus locaux.

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Malgré une pluie diluvienne, les cérémonies du 3 juillet furent véritablement magnifiques.

À la messe d’ouverture dans la cathédrale, concélébrée par le cardinal Ouellet et tous les évêques du Québec, le prince Jean, seul représentant de la France, était au premier rang.

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